Conseils de lecture

Nager vers la Norvège
16,00
par (Libraire)
16 mars 2021

Et si on butinait de la poésie ?

Si nous quittions Vierzon, Nantes, et même Montpellier ? Si on adressait des courriers aux ruelles de Lisbonne et qu'on trinquait à l'apocalypse sur les rives de la Baltique ?
Le monde de Jérôme Leroy est une ode aux chemins de traverse, aux départementales, aux paysages - parfois monotones - de campagne. Nager vers la Norvège est un recueil teinté de nostalgie, de cette nostalgie pas si triste qu'au pays où "désapparaitre" est un mot qui existe, on appellerait saudade. D'un lyrisme sans fioriture, des chapelets de mots humbles et concrets exhalent les parfums d'un temps révolu et dénoncent sans rage les ravages d'une époque malade et sans espoir. Pourtant, loin de tout cynisme ou autre fatalisme, le poète désabusé célèbre à chaque page la vie, féroce, et la jouissance de l'instant.
Quelle maladresse que de vouloir commenter la poésie. Tenez, lisez. (Anne L.)


Komodo

Éditions Gallmeister

22,80
par (Libraire)
16 mars 2021

Plongez !

Pour son neuvième roman, cette plume magnétique s'éloigne de son Alaska natal mais continue de sonder les abysses des âmes humaines et de disséquer les affres des relations familiales. C'est en Indonésie que David Vann arrime son texte, sur l'île de Komodo. Tracy, maman de jumeaux en bas âge, et sa propre mère viennent rendre visite à leur frère et fils, Roy. Auteur à la dérive, Roy suit une formation de moniteur-plongeur, et c'est en eaux profondes que se déroulent leurs retrouvailles. Immersion après immersion, le paradis sous-marin se teinte des souvenirs, des rancœurs, et des tensions d'une femme sur le fil – pour ne pas dire en apnée. "Komodo" fait partie de ces romans-gouffres qui vous happent. Vous en sortez le souffle court et les idées confuses, le palpitant battant la chamade. (Anne L.)


L'Appel du cacatoès noir
21,10
par (Libraire)
16 mars 2021

Passionnant !

L'auteur a grandi dans une maison où était exposé un crâne humain, aborigène ; sa vie bascule le jour où il prend conscience que cette présence était tout, sauf anodine, dans un pays où les droits des Aborigènes ont si longtemps été bafoués par les colonisateurs occidentaux... Le récit de ce cheminement intellectuel, puis de la restitution du crâne à sa communauté, est bouleversant. Un coup de cœur, mais aussi une bonne grosse claque !