Les auteurs invités par La Géosphère à la Comédie du Livre

Les 17, 18 et 19 mai, de 10h à 19h
sur l’Esplanade

Retrouvez huit auteurs hauts en couleurs

sur le stand de La Géosphère !

Certains donneront en outre une conférence.

  • Cendrine Bonami-Redler – carnettiste sur les zincs et ailleurs (en dialogue avec Sonia Privat le dimanche, 10h-11h, musée Fabre)
  • Charles Aubert – auteur de polars dans les étangs palavasiens
  • Sonia Privat – carnettiste en Inde, au Sénégal et ailleurs (en dialogue avec Cendrine Bonami-Redler le dimanche, 10h-11h, musée Fabre)
  • Christian Seignobos – géographe et carnettiste scientifique au Tchad et ailleurs en Afrique (en conférence le vendredi, 15h30-16h30, musée Fabre)
  • Marc Alaux – écrivain-voyageur en Mongolie (en conférence le samedi, 11h-12h, cour Vien)
  • Charles Masson – auteur de bandes dessinées sur Mayotte et ailleurs
  • Gaston – carnettiste à Montpellier, Cayenne et ailleurs
  • Richard Gaitet – écrivain-voyageur au Mont-Blanc et ailleurs (en conférence le samedi, 11h30-12h30, auditorium Panacée)

La librairie restera ouverte le vendredi 17 et le samedi 18 mai (10h-19h).

La Norvège en van

Rencontre avec Clémence Polge et Thomas Corbet,
auteurs de Drive Your Adventure #2

Le mercredi 15 mai à 19h30
à la librairie

Avis aux amateurs de road-trips ! Pour Drive Your Adventure #2, ce couple de jeunes Montpelliérains a parcouru 13 000 km en van, cap sur la Norvège. Ils en ont tiré un beau livre, à la fois récit de voyage et guide pratique. Et auront une foule d’anecdotes à raconter et de conseils à partager !

Rencontre gratuite à la librairie
Réservation nécessaire
par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29)

Coups de ❤❤❤

Roman – Somalie
Shiftas, Léonard Vincent (éditions des Équateurs, 2019)
Comme dans une bonne vieille blague, ils sont trois : un Marseillais, un Érythréen, un Somalien…
Ou alors, faisons une petite charade ! Mon 1er est le cuistot d’un pétrolier en rade. Mon 2nd, un déserteur en cavale. Mon 3e, un berger plein d’idées. Mon tout ?
Non, attendez : jouons-la devinette, plutôt ! Que peuvent bien faire trois hommes un brin paumés, un poil ingénieux, un peu toqués, quand ils décident de s’allier pour s’en aller déterrer, au fin fond de la Somalie, le trésor de guerre d’un chef djihadiste fraîchement assassiné ? Vous voyez le topo ? Le plus génial dans tout ça, c’est que sous ces dehors drôlatiques, Léonard Vincent s’interroge sur le monde tel qu’il va, ou plutôt tel qu’il ne va pas, avec une mondialisation effrénée qui broie les êtres. Et dans un style magnifique s’il vous plaît !

Poésie – Universelle
Le Soleil et ses Fleurs, Rupi Kaur, traduit de l’anglais par Sabine Rolland (éditions Nil, 2019)
Nous avons décidé de prolonger le printemps – des poètes, avec la prose simple et colorée de Rupi Kaur. Cette jeune auteure connaît un succès phénoménal, tant sur la toile qu’en librairie. Dès les premières pages, l’évidence brûle les yeux : les mots de Rupi Kaur sont universels, ses émotions intemporelles. Elle nous dit l’amour blessé et le courage des mères, les souffrances de l’exil et le bonheur qui inéluctablement revient, tel un printemps. Çà et là des dessins viennent embellir ces haïkus des temps modernes. Ça pourrait être banal mais ce n’est que douceur. Et délicatesse.

Roman – San Francisco / Lagos
Comme une mule qui apporte une glace au soleil, Sarah Ladipo Manyika, traduit de l’anglais par Carole Hanna (éditions Delcourt 2018, éditions 10/18 2019)
Un roman qui se déguste comme une gourmandise, aussi vite englouti qu’un cupcake fraise-citron-pistache ! Moraya est une quasi-octogénaire fantasque et haute en couleurs. À la veille de son anniversaire, elle nous emmène en balade. De sa Lagos natale aux rues de San Francisco, le parcours de Moraya est celui d’une immigrée aisée, cultivée, pleine de sagesse et de dérision. Au volant de sa voiture de sport, Moraya fait voler en éclat les clichés. L’âge, le genre, la sexualité, la maternité, l’immigration, la couleur de peau ou les classes sociales : tout ce qui peut nous diviser fusionne joyeusement sous le regard philosophe et bienveillant de cette professeure de lettres à la retraite. Ifemelu, l’héroïne réfléchie de Chimamanda Ngozi Adichie, s’est trouvée une grand-mère truculente et baroque. Un petit bouquin plein de charme et de malice, qui nous fait pétiller !

Rencontre autour de l’île de Java

le vendredi 10 mai à 19h30
à la librairie

avec Jean-Pierre Poinas,
auteur de Java, souvenirs du centre du monde
(éditions Elytis, 2019)

Chamans et imams, étudiantes et paysans, chanteurs de heavy metal et conteurs… Chaque rencontre est pour Jean-Pierre Poinas l’occasion de se « javaniser » un peu plus, d’en apprendre toujours davantage sur l’île la plus peuplée d’Indonésie. En trois mois de voyage, il a engrangé le riche matériau d’un livre qui nous restitue ambiances, histoire(s) et goût de l’errance : Java, souvenirs du centre du monde, à paraître le 2 mai prochain chez Elytis, offre un beau moment de lecture. Disponible dès à présent en avant-première à La Géosphère !

La présentation de l’auteur sera suivie d’un moment convivial lors duquel la libraire mettra en avant la sélection d’auteurs prévue pour la Comédie du Livre (17, 18, 19 mai).

La rencontre est gratuite, sur réservation
par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29).

« Arpenter le monde ! »

N.B. : La rencontre avec
Philippe Montillier est reportée
(date communiquée ultérieurement)

Rencontre avec l’écrivain-marcheur
Philippe Montillier
le jeudi 25 avril à 19h30
à la librairie

« Arpenter le monde ! » Voilà sans doute l’expression la plus juste pour caractériser la démarche que cet homme, infirmier et photographe, a entreprise au cours de trente ans de périples improbables. Entre vie professionnelle et passion, c’est à pied qu’il a choisi d’aller rencontrer le monde, loin des sentiers battus…
Et c’est avec autant de force que de douceur qu’il se livre à travers les pages de son récit, Carnets d’éternité, paru en octobre 2018 aux éditions Géorama.

Rencontre gratuite, sur réservation
par mail ou par téléphone

Rencontre – Ma vie en van

La librairie La Géosphère vous invite à une rencontre avec Florent Conti.

Le mardi 16 avril, à 19h précises
au centre culturel Lacordaire
6, rue des Augustins (porte rouge, 1er étage)

🚐 Florent Conti vit dans son véhicule. Sans adresse, sans loyer, mêlant existence nomade et confort précaire. Après avoir partagé son expérience sur Youtube, Florent raconte dans son livre Ma vie en van (City Editions, 2019) son style de vie minimaliste. 🚐

Rencontre gratuite, sur réservation
par mail ou par téléphone

À la rencontre du peuple inuit #2 – avec Gilles Stassart

Vendredi 12 avril, 19h30
à la librairie

Paru début mars aux éditions du Rouergue, Grise Fiord est un magnifique roman noir sur fond de neige, qui raconte la quête éperdue de Guédalia. Que cherche-t-il, ce jeune Inuit tout juste sorti de prison ? À trouver sa place dans ce Nunavut pris entre les feux d’une tradition qui s’étiole et d’une modernité qui s’affole ? À faire entendre la voix de son peuple ? À accéder à la sérénité, envers et contre tout ?

Immense coup de ❤ de La Géosphère pour ce roman bouleversant, à l’écriture incroyable.

Rencontre gratuite, sur réservation
par mail ou par téléphone

Rencontre avec le romancier tunisien Aymen Gharbi

Jeudi 11 avril, 19h30
à la librairie

Est-ce la ville qui rend fous ses habitants ? Le décor urbain, matière première de Magma Tunis, roman (déjanté) d’Aymen Gharbi (Asphalte éditions, 2018), est omniprésent, suscitant de longues errances somnambuliques. Près d’une décennie après la Révolution de jasmin, Tunis devient « magma » sous la plume de ce jeune auteur tunisien : masse épaisse qui broie les individus, ou liquide en fusion porteur d’une énergie nouvelle ?… Discussions passionnantes en perspective !

Rencontre gratuite,
sur réservation par mail ou par téléphone

En partenariat avec le réseau des Médiathèques de Montpellier : Aymen Gharbi est accueilli par Montpellier Méditerranée Métropole dans le cadre de sa résidence artistique et littéraire Lattara, avec le soutien du CNL, de la DRAC et de la Région Occitanie.

À la rencontre du peuple inuit #1 – avec Sandrine Cnudde

Vendredi 5 avril, 19h30
à la librairie

Dans son livre Dans la gueule du ciel, paru en septembre 2018 aux éditions Light Motiv, Sandrine Cnudde raconte son voyage au Groenland, dans la ville de Tasiilaq. Surtout, elle évoque ses rencontres avec les Inuits, qui lui ont inspiré neuf longs poèmes « pensés comme des glaciers ».
Cette rencontre sera l’occasion d’échanger sur son expérience et de découvrir son ouvrage, un bel objet mêlant poésie et photographie.

Gratuit, sur réservation par mail ou par téléphone

[À venir à La Géosphère le vendredi 12 avril à 19h30 :
À la rencontre du peuple inuit #2 – avec Gilles Stassart,
autour de son roman noir Grise Fiord, paru aux éditions du Rouergue]

Vos libraires ont lu et aimé…

Bande dessinée – Globe-trotter
Un Anglais dans mon arbre, Olivia Burton et Mahi Grand (éditions Denoël, 2019)
Quand Olivia apprend qu’elle compte parmi ses ancêtres un célèbre explorateur dont elle n’avait jamais entendu parler, quelque chose remue en elle. Il suffit alors qu’on lui prête, à elle, jeune prof sans histoire, l’esprit aventureux de cet illustre Sir Richard Francis Burton, pour qu’elle se décide : elle qui n’a jamais voyagé va partir sur ses traces. C’est le début d’une quête qui la mènera de l’Angleterre aux sources du Nil et s’achèvera (avec un panache inattendu et hilarant) en Belgique.
Où l’on découvrira un fascinant polyglotte, un voyageur à l’endurance hors norme, un érudit toujours soucieux de comprendre les peuples rencontrés. Où l’on constatera qu’il ne fait pas bon avoir une réputation sulfureuse pour passer à la postérité…
Avec la complicité du dessinateur Mahi Grand, qui va et vient avec brio entre sepia et couleurs, Olivia Burton réhabilite la mémoire de celui qu’elle surnomme « Grandpa ». C’est vivant, drôle et passionnant !

Récit – Paris
Belleville au cœur, Christian Page (Slatkine & Compagnie, 2018)
Il a passé trois ans à arpenter Paris. Trois ans dans les parcs et sous les ponts, à mettre à profit son expérience de « couteau suisse ». Organisé, pragmatique et débrouillard, lorsque Christian Page, sommelier de profession, se retrouve à la rue, il trouve la force et les moyens pour survivre et même mieux, se faire entendre. Sans misérabilisme aucun, ce « SDF 2.0 » nous livre son expérience au ras du pavé. La plume est belle, et pose mille questions. Dont deux essentielles : comment se fait-il qu’on ne les entende pas plus ? Comment se fait-il qu’on ne leur parle pas plus ?

Bande dessinée – Japon
Miss Hokusai, Sugiura Hinako (éditions Philippe Picquier, 2019)
Quinze chapitres successifs nous transportent au cœur du Japon et c’est toute la société de l’Edo qui nous est décrite : mœurs, écoles d’art, traditions, recettes de cuisine et coups de pinceau ! La langue comme le trait mêlent le classique au contemporain, et l’humour de Hinako Sugiura salue avec justesse une femme libre mais dévouée, indépendante et talentueuse… Mais au fait qui est-elle, cette femme inspirante ?!?
Si on ne présente plus Hokusai, le « Vieux fou de dessin » qui inspira le japonisme, on connaît nettement moins sa fille, O-Ei, dont les talents de peintre furent éclipsés par ceux de son illustre géniteur. Hinako Sugiura, historienne, romancière et mangaka japonaise, lui rendit hommage en publiant chaque semaine quelques planches sur sa vie dans le Weekly manga Sunday entre 1983 et 1985, avant qu’un film animé ne l’adapte en 2015… et qu’il ne paraisse en 2019, enfin traduit en intégral !

Et aussi deux romans parmi la sélection du Prix Folio des libraires…

États-Unis
Les Fantômes du vieux pays, Nathan Hill, traduit de l’anglais par Mathilde Bach (Folio, 2017)
Une femme – une mère, indigne selon toute vraisemblance, ayant abandonné homme et enfant. Et qui ressurgit onze ans plus tard au hasard d’un flash du journal télévisé. L’histoire, c’est la quête de ce fils, auteur en déshérence, enseignant à la ramasse, addict aux jeux vidéos qui traîne son mal d’amour en bandoulière.
Servie par une plume féroce qui ne manque pas de panache, cette grande fresque balayant l’Amérique des soixante dernières années est une lecture JUBILATOIRE !!! Les personnages, foisonnants, sont bien campés et sacrément attachants ; l’intrigue nous lie, yeux et mains, à ce gros pavé. C’est caustique, c’est féministe, c’est intime, c’est politique, jamais simpliste – ce grand looser trentenaire est magnifique. C’est un premier roman, qui se dévore comme un grand classique de la littérature américaine. C’est Steinbeck qui rencontre Irving. Une bien belle pépite !

Israël
Douleur, Zeruya Shalev, (magnifiquement) traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowic (Folio, 2017)
Le roman de Zeruya Shalev rappelle un peu ces rosaces aux courbes qui s’entrecoupent et s’entrecroisent, pour s’achever sur une forme parfaite. Iris, la quarantaine, semble ressasser encore et toujours les mêmes préoccupations : son travail de directrice d’école, la mort de son père pendant la guerre du Kippour, la difficile éducation de ses enfants jeunes adultes, l’attentat qui a mis sa santé en péril, les retrouvailles avec son amour de jeunesse. Et pourtant, à chaque nouvelle évocation de ces sujets récurrents, elle a avancé dans sa réflexion, sa vision des choses a évolué. On se prend alors à douter, paniquer, espérer, foncer avec elle. Un roman intimiste remarquablement écrit et traduit, qui ne pouvait se passer ailleurs qu’à Jérusalem, la ville de toutes les tensions et de tous les possibles. Un coup de cœur !