Pascale B.

Coco MELLORS

Anne Carrière

23,00
Conseillé par
3 novembre 2022

« Phalanger volant »

Cléo, jeune artiste anglaise, prolonge son titre de séjour aux États-Unis grâce à sa rencontre avec Frank, 20 ans de plus. Cléopâtre et Frankenstein s’aiment
Le ton est d’emblée donné par une envolée de répliques, un ping-pong de réparties, dialogues semblables à des friandises réparties dans leur périple amoureux, le drame, la vie…
Comédie romantique moderne et légère qui connaît l’apogée et la défaite.
Beaucoup de sel, de métaphores et d’esprit dans ces échanges pour décrire les remous de ce ménage et de leurs proches, personnages campés telle qu’une Zoé « pretty woman » ou un Quentin « âme sœur »….
Impitoyable mais profondément réaliste.

Éditions de L'Olivier

Conseillé par
30 octobre 2022

Les fenêtres de Moscou

1993. La jeune Polina s’installe en France avec sa mère et sa sœur.
Entamant le récit de ses démarches administratives pour récupérer son prénom russe, elle retrace ses dernières années à Moscou au cours desquels elle cacha son judaïsme, son chat, sa peur du nouveau langage français, la maladie de sa mère…
A 31 ans, Polina aura perdu son accent et ses ancêtres mais récupéré son prénom.
Récit intime, drôle, culturel, trouvant une stabilité entre deux idiomes.
« J’ai la langue qui me gratte »

Conseillé par
30 octobre 2022

Mourir en soldat

Callum reçoit de son grand-père Meissner une longue lettre relatant son enrôlement dans la Wehrmacht, la déroute de son armée en 1944 face aux russes.
À la fierté primitive du devoir de soldat et de l’assurance d’une armée forte se mêlent le questionnement du bien-fondé de la tuerie et une introspection intime plus réaliste que patriotique.
Récit humain détaillé, poignant pour une descendance qui n’est plus concernée mais gardera une trace.
« Je me suis battu en restant pratique »

Conseillé par
24 octobre 2022

« Un groupe de réfugiés n’est pas un peuple «

Richard, professeur de lettres classiques récemment à la retraite est distrait de sa routine et de ses problématiques par sa rencontre avec un groupe de migrants africains réclamant une existence visible sur le territoire allemand.
D’abord par apathie, puis par sympathie, il se rapproche de ces exilés et les accompagne dans leurs démarches administratives. Fasciné par leur périple qui le ramène à la vie de ses propres parents, il en relativise ses soucis personnels ; puis partage aussi avec eux les lettres et la musique….
Le lecteur découvre l’Oranienplatz, lieu bétonné abritant les demandeurs d’asile, une halte sur un long parcours pour des migrants qui ne demandent qu’à travailler ; mais peu embrassent leur cause alors que, pour exemple, c’est la pollution des Touaregs africains qui fournit l’électricité en Europe…
Le texte littéraire et engagée de Jenny Erpenbeck rend les témoignages poignants et rend bien compte du bien-fondé des doléances et des failles du dispositif d’accueil.

« Qui le gouvernement de Berlin avait-il donc mis à l’abri, les Africains ou plutôt lui-même ? »
« Le statut de la tolérance n’est que la suspension de la reconduite à la frontière ».
« A présent, Richard s’aperçoit enfin que son regard sur le lac est indissociable du souvenir de l’homme qui y est mort, l’été dernier »

18,90
Conseillé par
19 octobre 2022

Ronya, fille de brigand

Carl distribue des commandes de livres tous les soirs. Il traverse des vies, Schascha , 9 ans, traverse soudain la sienne s’imposant dans sa routine pour le seconder dans sa tournée, s’intéressant de près à ses clients. Mais qui est Schascha ? Sa place est-elle aux côtés de Carl ?
L’auteur rend un tendre hommage à la lecture à travers la complicité autour des livres et la générosité d’un passeur de mots.
Roman sans prétention construit sur des dialogues.

« Les livres voulaient sans cesse qu’on les lise »