Fictions mexicaines

La Géosphère a le plaisir de co-organiser, en partenariat avec l’association franco-mexicaine Uniframex, la conférence « Fictions mexicaines »

le samedi 24 mars à 19h30
au Centre Lacordaire
6, rue des Augustins

Exubérant, métis, urbain : ce sont quelques-uns des adjectifs que Christine Frérot, spécialiste du sujet, utilise pour présenter trente-huit personnalités majeures de l’École mexicaine, mouvement d’art né après la Révolution de 1910.

Pour cette chercheuse à l’EHESS, l’art est aussi un prétexte pour évoquer un pays magnifique, à l’histoire et à la culture très riches. Sa conférence sera l’occasion de découvrir une projection d’œuvres emblématiques de ce mouvement. Des reproductions à retrouver dans Fictions mexicaines, son ouvrage paru aux éditions Riveneuve en 2016 et disponible à La Géosphère.

Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’Uniframex et Montpellier Business School. Elle sera suivie du verre de l’amitié, offert par l’Uniframex.

Entrée gratuite, sur réservation

Guy Delisle à La Géosphère

Ce sera le vendredi 23 mars à 19h30.

Auteur de bandes dessinées, Guy Delisle a raconté ses séjours en Asie avec un sens aigu de l’observation et un graphisme sobre, en noir et blanc. On le voit ainsi parcourir Shenzhen, Pyongyang, Jérusalem et la Birmanie, autant de lieux qu’il nous fait découvrir avec une bonne dose d’autodérision.

Un humour que l’on retrouve dans ses Guides du mauvais père, trois tomes (bientôt quatre), dans lesquelles il raconte des anecdotes tirées de sa vie de père de famille.

La rencontre, à la librairie, sera l’occasion de discuter avec Guy Delisle de ses voyages, de son métier, de ses projets – et de lui demander une dédicace !

Entrée gratuite, sur réservation

Neige

Montpellier sous 20 cm de neige à la saison des jonquilles et du mimosa ! Les rues ne sont pas déblayées, aucun tram ne circule…

Votre librairie de voyage restera fermée ce jeudi 1er mars.

Restez au chaud avec un bon livre ! Par exemple, Neige de Maxence Fermine (Points Seuil, 2001), un très bel opuscule qui évoque la blancheur et l’art de composer des haïkus…

Retrouvez-nous dès demain, aux horaires habituels (10h-19h).
La lecture d’albums pour les enfants aura lieu à 10h30 comme prévu (gratuit, réservation par mail souhaitée).

Quelques bons, très bons livres

Roman
La Fuite du temps, YAN Lianke, traduit du chinois par Brigitte Guilbaud (Philippe Picquier 2014, 2017 pour l’édition de poche)
« Les monts qui ondoient comme autant de dos de buffles renvoient une lumière de thé brun ». C’est pour de telles images qu’il faut lire Lianke Yan, auteur atypique qui fut militaire de carrière pendant plus de vingt ans. Il nous conte ici le rude quotidien dans les montagnes des Balou, où l’espérance de vie du village des Trois Patronymes n’excède pas quarante ans. À la lecture, on est saisi par le contraste entre la magnificence de la nature et la dureté des relations humaines, marquées par la rigidité des hiérarchies et des conventions sociales. Ni l’amour, ni la douceur, ni même un semblant de liberté ne parviennent à s’épanouir ici. Pourtant, au fil des saisons, la vie suit son cours. Car la construction d’un canal insuffle l’espoir d’une vie meilleure, et surtout plus longue…
Un texte de toute beauté, porté par une langue (et une traduction !) époustouflante.

Bande dessinée
Mangeur de feu, Gérald Gorridge (Les enfants rouges, 2016)
Entre documentaire et récit onirique, cette bande dessinée au délicieux fumet nous emmène jusqu’au fond d’un bol de soupe vietnamienne, là où sont tombés les derniers grains de poivre qui laisseront sur la langue leur parfum exotique. Étonnant mystère que l’origine du Phở, dont le nom n’existait pas avant l’arrivée des colons français ! Plusieurs versions de l’histoire ont cours, chacune est déclinée ici, donnant l’eau à la bouche tout en offrant un joli aperçu du Vietnam, avec toute la fantaisie de Gérald Gorridge. Voilà qui donne envie de courir s’attabler dans un bon restaurant ! (si vous en connaissez un à Montpellier, dites-le-nous en commentaire…)
Quelques pages à feuilleter en ligne ici >>

Beau-livre
Wax & co – Anthologie des tissus imprimés d’Afrique, Anne Grosfilley (La Martinière, 2017)
Quiconque a voyagé en Afrique le dira : les tissus y sont tous plus extraordinaires les uns que les autres… Quand on s’y intéresse de plus près, on réalise que le fameux wax est une invention que les Hollandais destinaient au marché indonésien. Finalement, c’est en Afrique que ce tissu imprimé trouvera son public, qui le décline en mille couleurs et autant de messages.
Si cet ouvrage passionnant fait la part belle aux photos, le texte n’est pas en reste ; il faut dire que l’auteure, Anne Grosfilley, est anthropologue, passionnée par son sujet depuis l’adolescence. Son récit analyse, explique, mais n’oublie jamais de raconter. Un bonheur pour les yeux et l’esprit !
Pour en savoir plus, c’est ici >>

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Jeudi 22 février, 14h-16h

La Géosphère invite les 5-12 ans à venir découvrir le jeu de société BioViva Junior.

À travers mimes, défis et épreuves de localisation, les enfants découvrent en s’amusant les animaux qui peuplent la Terre, ainsi que ses lieux emblématiques. Les règles du jeu seront expliquées par un animateur BioViva.

Une activité à proposer à vos enfants pendant les vacances !

Entrée libre

Le vendredi 9 février à 19h30

La Géosphère vous invite à une rencontre avec Laurence Holvoet, traductrice de Mécanique d’un homme heureux. À multiples facettes, ce roman de l’auteur colombien Darío Jaramillo Agudelo (Yovana, 2017), à la fois léger et mordant, se montre sans concession envers la haute société de Bogotá.

Ce sera aussi l’occasion de rencontrer Julien Poujol, fondateur des toutes jeunes éditions Yovana. Créée en 2015 dans le Gard, cette maison d’édition propose au lecteur de rencontrer d’autres lieux, d’autres cultures à travers la fiction ou le récit littéraire.
À ce jour, six ouvrages ont été publiés, tous disponibles à La Géosphère.

Entrée gratuite, à la librairie.

Coups de cœur du moment

Roman
4 3 2 1, Paul Auster, traduit de l’anglais (États-Unis) par Gérald Meudal (Actes Sud, 2018)
Comment fait-il, Paul Auster, pour arriver à vous plonger dès la première page dans une quadruple vie imaginaire aussi foisonnante que passionnante ? Comment fait-il, bon sang, pour vous happer si vite, malgré la longueur des phrases, la densité des paragraphes et l’ambition de son projet littéraire ? La réponse tient peut-être en un seul mot : le talent. Un talent généreux que l’auteur américain s’amuse, avec un plaisir palpable, à déployer dans quatre directions différentes. Car après tout, qu’y a-t-il de mieux qu’une histoire bien racontée, si ce n’est quatre histoires bien racontées ? Du personnage de Ferguson, vous découvrirez donc quatre destins différents. Oui, quatre. D’où les mille pages et quelques.

Bande dessinée
L’Hôte, Jacques Ferrandez, d’après une nouvelle d’Albert Camus (Gallimard, 2009)
Dans une école perdue au beau milieu d’un paysage aride, un instituteur français apprend aux écoliers algériens la grammaire française et le tracé des fleuves de l’Hexagone. La guerre d’Algérie couve : un matin de neige, un policier amène un prisonnier à l’instituteur, charge pour ce dernier de le conduire au commissariat le plus proche. L’absurde des situations de guerre et l’humanité de ceux qui, à leur échelle, s’y sont opposés, sont superbement rendus par des dialogues laconiques et des planches laissant la part belle aux paysages minéraux.

Jeunesse
Au lit Miyuki, Roxane Marie Galliez, illustré par Seng Soun Ratanavanh (La Martinière Jeunesse, 2017)
L’histoire ne le dit pas, mais son prénom si : c’est au Japon, pays des bentos et des maneki-neko, que Miyuki grandit. Enfin, grandir est un bien grand mot, car la petite fille n’est pas plus grande qu’un radis ! Pas plus grand qu’elle, son grand-père a toutes les peines du monde à la convaincre d’aller se coucher, dans le joli escarpin rouge qui lui sert de lit. Avec l’ingéniosité ingénue propre aux enfants, Miyuki trouve toujours une bonne raison de retarder l’heure de s’endormir. Patiemment, le grand-père accepte alors de mettre une couverture au chat, d’arroser le potager ou encore d’offrir une dernière danse au soleil, dans un petit monde très doux peuplé de mésanges et de fourmis. Motifs japonisants, couleurs éclatantes, beau papier grainé : si votre enfant en redemande, il y a toujours le premier volet de l’histoire, Attends Miyuki (2016), pour lui transmettre l’art de la patience…

Miyuki ne veut pas aller se coucher quand le crapaud, lui, a déjà rejoint son seau.

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La Géosphère en images

La Géosphère vous propose une petite visite virtuelle, en attendant le plaisir de vous accueillir pour de vrai !

La salle principale, avec les guides et la littérature d’Europe, d’Afrique, d’Océanie, ainsi que la littérature de voyage et le coin jeunesse.

Le passage vers la deuxième salle.

La deuxième salle, avec les guides et la littérature d’Amérique et d’Asie, ainsi que les guides de France et de randonnée.

Passage vers la salle des cartes.