Rencontre – Ma vie en van

La librairie La Géosphère vous invite à une rencontre avec Florent Conti.

Le mardi 16 avril, à 19h précises
au centre culturel Lacordaire
6, rue des Augustins (porte rouge, 1er étage)

🚐 Florent Conti vit dans son véhicule. Sans adresse, sans loyer, mêlant existence nomade et confort précaire. Après avoir partagé son expérience sur Youtube, Florent raconte dans son livre Ma vie en van (City Editions, 2019) son style de vie minimaliste. 🚐

Rencontre gratuite, sur réservation
par mail ou par téléphone

À la rencontre du peuple inuit #2 – avec Gilles Stassart

Vendredi 12 avril, 19h30
à la librairie

Paru début mars aux éditions du Rouergue, Grise Fiord est un magnifique roman noir sur fond de neige, qui raconte la quête éperdue de Guédalia. Que cherche-t-il, ce jeune Inuit tout juste sorti de prison ? À trouver sa place dans ce Nunavut pris entre les feux d’une tradition qui s’étiole et d’une modernité qui s’affole ? À faire entendre la voix de son peuple ? À accéder à la sérénité, envers et contre tout ?

Immense coup de ❤ de La Géosphère pour ce roman bouleversant, à l’écriture incroyable.

Rencontre gratuite, sur réservation
par mail ou par téléphone

Rencontre avec le romancier tunisien Aymen Gharbi

Jeudi 11 avril, 19h30
à la librairie

Est-ce la ville qui rend fous ses habitants ? Le décor urbain, matière première de Magma Tunis, roman (déjanté) d’Aymen Gharbi (Asphalte éditions, 2018), est omniprésent, suscitant de longues errances somnambuliques. Près d’une décennie après la Révolution de jasmin, Tunis devient « magma » sous la plume de ce jeune auteur tunisien : masse épaisse qui broie les individus, ou liquide en fusion porteur d’une énergie nouvelle ?… Discussions passionnantes en perspective !

Rencontre gratuite,
sur réservation par mail ou par téléphone

En partenariat avec le réseau des Médiathèques de Montpellier : Aymen Gharbi est accueilli par Montpellier Méditerranée Métropole dans le cadre de sa résidence artistique et littéraire Lattara, avec le soutien du CNL, de la DRAC et de la Région Occitanie.

À la rencontre du peuple inuit #1 – avec Sandrine Cnudde

Vendredi 5 avril, 19h30
à la librairie

Dans son livre Dans la gueule du ciel, paru en septembre 2018 aux éditions Light Motiv, Sandrine Cnudde raconte son voyage au Groenland, dans la ville de Tasiilaq. Surtout, elle évoque ses rencontres avec les Inuits, qui lui ont inspiré neuf longs poèmes « pensés comme des glaciers ».
Cette rencontre sera l’occasion d’échanger sur son expérience et de découvrir son ouvrage, un bel objet mêlant poésie et photographie.

Gratuit, sur réservation par mail ou par téléphone

[À venir à La Géosphère le vendredi 12 avril à 19h30 :
À la rencontre du peuple inuit #2 – avec Gilles Stassart,
autour de son roman noir Grise Fiord, paru aux éditions du Rouergue]

Vos libraires ont lu et aimé…

Bande dessinée – Globe-trotter
Un Anglais dans mon arbre, Olivia Burton et Mahi Grand (éditions Denoël, 2019)
Quand Olivia apprend qu’elle compte parmi ses ancêtres un célèbre explorateur dont elle n’avait jamais entendu parler, quelque chose remue en elle. Il suffit alors qu’on lui prête, à elle, jeune prof sans histoire, l’esprit aventureux de cet illustre Sir Richard Francis Burton, pour qu’elle se décide : elle qui n’a jamais voyagé va partir sur ses traces. C’est le début d’une quête qui la mènera de l’Angleterre aux sources du Nil et s’achèvera (avec un panache inattendu et hilarant) en Belgique.
Où l’on découvrira un fascinant polyglotte, un voyageur à l’endurance hors norme, un érudit toujours soucieux de comprendre les peuples rencontrés. Où l’on constatera qu’il ne fait pas bon avoir une réputation sulfureuse pour passer à la postérité…
Avec la complicité du dessinateur Mahi Grand, qui va et vient avec brio entre sepia et couleurs, Olivia Burton réhabilite la mémoire de celui qu’elle surnomme « Grandpa ». C’est vivant, drôle et passionnant !

Récit – Paris
Belleville au cœur, Christian Page (Slatkine & Compagnie, 2018)
Il a passé trois ans à arpenter Paris. Trois ans dans les parcs et sous les ponts, à mettre à profit son expérience de « couteau suisse ». Organisé, pragmatique et débrouillard, lorsque Christian Page, sommelier de profession, se retrouve à la rue, il trouve la force et les moyens pour survivre et même mieux, se faire entendre. Sans misérabilisme aucun, ce « SDF 2.0 » nous livre son expérience au ras du pavé. La plume est belle, et pose mille questions. Dont deux essentielles : comment se fait-il qu’on ne les entende pas plus ? Comment se fait-il qu’on ne leur parle pas plus ?

Bande dessinée – Japon
Miss Hokusai, Sugiura Hinako (éditions Philippe Picquier, 2019)
Quinze chapitres successifs nous transportent au cœur du Japon et c’est toute la société de l’Edo qui nous est décrite : mœurs, écoles d’art, traditions, recettes de cuisine et coups de pinceau ! La langue comme le trait mêlent le classique au contemporain, et l’humour de Hinako Sugiura salue avec justesse une femme libre mais dévouée, indépendante et talentueuse… Mais au fait qui est-elle, cette femme inspirante ?!?
Si on ne présente plus Hokusai, le « Vieux fou de dessin » qui inspira le japonisme, on connaît nettement moins sa fille, O-Ei, dont les talents de peintre furent éclipsés par ceux de son illustre géniteur. Hinako Sugiura, historienne, romancière et mangaka japonaise, lui rendit hommage en publiant chaque semaine quelques planches sur sa vie dans le Weekly manga Sunday entre 1983 et 1985, avant qu’un film animé ne l’adapte en 2015… et qu’il ne paraisse en 2019, enfin traduit en intégral !

Et aussi deux romans parmi la sélection du Prix Folio des libraires…

États-Unis
Les Fantômes du vieux pays, Nathan Hill, traduit de l’anglais par Mathilde Bach (Folio, 2017)
Une femme – une mère, indigne selon toute vraisemblance, ayant abandonné homme et enfant. Et qui ressurgit onze ans plus tard au hasard d’un flash du journal télévisé. L’histoire, c’est la quête de ce fils, auteur en déshérence, enseignant à la ramasse, addict aux jeux vidéos qui traîne son mal d’amour en bandoulière.
Servie par une plume féroce qui ne manque pas de panache, cette grande fresque balayant l’Amérique des soixante dernières années est une lecture JUBILATOIRE !!! Les personnages, foisonnants, sont bien campés et sacrément attachants ; l’intrigue nous lie, yeux et mains, à ce gros pavé. C’est caustique, c’est féministe, c’est intime, c’est politique, jamais simpliste – ce grand looser trentenaire est magnifique. C’est un premier roman, qui se dévore comme un grand classique de la littérature américaine. C’est Steinbeck qui rencontre Irving. Une bien belle pépite !

Israël
Douleur, Zeruya Shalev, (magnifiquement) traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowic (Folio, 2017)
Le roman de Zeruya Shalev rappelle un peu ces rosaces aux courbes qui s’entrecoupent et s’entrecroisent, pour s’achever sur une forme parfaite. Iris, la quarantaine, semble ressasser encore et toujours les mêmes préoccupations : son travail de directrice d’école, la mort de son père pendant la guerre du Kippour, la difficile éducation de ses enfants jeunes adultes, l’attentat qui a mis sa santé en péril, les retrouvailles avec son amour de jeunesse. Et pourtant, à chaque nouvelle évocation de ces sujets récurrents, elle a avancé dans sa réflexion, sa vision des choses a évolué. On se prend alors à douter, paniquer, espérer, foncer avec elle. Un roman intimiste remarquablement écrit et traduit, qui ne pouvait se passer ailleurs qu’à Jérusalem, la ville de toutes les tensions et de tous les possibles. Un coup de cœur !

Ces Héraultais qui ont fait l’Histoire

Vendredi 22 mars,
19h30 à la librairie

Rencontre avec Raymond Alcovère,
auteur de Ces Héraultais qui ont fait l’Histoire (Le Papillon Rouge Éditions, 2018)

Dans son ouvrage, Raymond Alcovère a retracé la vie de 50 personnalités qui ont marqué notre département au fil des siècles : explorateurs, écrivains, peintres, révolutionnaires, scientifiques… Autant de destins hors norme, dont on retrouve parfois l’écho dans un nom de rue ou de place.

Gratuit, sur réservation par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29)

Soirée contes japonais

Vendredi 15 mars, 19h30
à la librairie

Le Palais de papier et autres contes,
dont un kamishibaï,
présentés par Clémentine Magiera

Tout public à partir de 8 ans
Tarif unique : 10 euros par personne
50 mn environ, suivi d’un échange avec le public

👉 Sur réservation par mail (librairiegeosphere@gmail.com) ou par téléphone (04 99 06 86 29)

🎎 Le palais de papier – Un jeune pêcheur japonais, Toshimi, emporté un jour par une tempête, gagne un palais sous la mer. Ce palais de papier est aussi le palais des quatre saisons, le palais du Temps : il y rencontre la Dame de la Mer, en tombe amoureux, et reste avec elle. Mais un jour, il émet le désir de revenir dans son village. La Dame de la Mer lui confie alors une boîte en laque avec recommandation de ne pas l’ouvrir. Ce qu’il retrouve là-haut le bouleverse au point qu’il va en oublier sa promesse…

Atelier d’écriture avec l’écrivain Alain Guyard

⚠ Atelier complet ⚠

« La plume à la dérive »
le mercredi 13 mars à 19h
à la librairie

en partenariat avec Occitanie Livre & Lecture
dans le cadre de Dis-moi Dix mots

👉 Tout public à partir de 15 ans
👥 8 participants maximum
👌 Gratuit, sur inscription par mail (librairiegeosphere@gmail.com) ou par téléphone (04 99 06 86 29)

✒ En s’inspirant de quelques textes fameux du dépaysement, l’atelier va consister en la rédaction d’un faux-récit d’un vrai voyage ; ou d’un vrai récit d’un faux-voyage. Il sera complété par le relevé de cartes et le tracé des pérégrinations sur lesquels les participants voudront bien écrire…

« Ces tracés d’itinéraire peuvent être des impostures.
Pourraient en être.
Devraient en être…
Le voyage a pu n’être jamais fait.
Le territoire dont la carte fait le relevé est peut-être inexistant, fabuleux ou mystifié.
Qu’importe.
Le voyage qui sera le nôtre le temps d’un soir sera d’encre.
La route que nous arpenterons ne sera que la ligne de nos mots.
Nous ne rencontrerons en guise de voyageurs de chair et de sang que des silhouettes errantes de plume et de papier. »

(Alain Guyard)

Rencontre avec l’auteur guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa

Samedi 9 mars,
19h30 à la librairie

À l’occasion de la parution de son nouveau roman traduit en français, Severina (éditions L’atinoir, 2019), l’écrivain guatémaltèque Rodrigo Rey Rosa sera à La Géosphère !

Cet auteur prolifique, également traduit aux éditions Gallimard, oscille dans son œuvre entre réalisme et onirisme. Il a dénoncé les violences dont ont souffert ses compatriotes, dans un Guatemala qu’il décrit comme « le plus beau, [avec] les gens les plus laids »…

Une rencontre passionnante en perspective (et en français !)

Gratuit, sur réservation
par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29).

Nombre de places limités !

Nos coups de cœur

Récit
Samouraïs dans la brousse, Guillaume Jan (éditions Paulsen, 2018)
Sous l’incroyable plume de Guillaume Jan, la brousse congolaise surgit soudain dans votre salon : la végétation devient exubérante, les insectes se mettent à bourdonner à vos oreilles, et vous voilà embarqué-e aux côtés de l’écrivain-voyageur, sur les traces de Takayoshi Kano. Destinée fascinante que celle de ce chercheur japonais ! Il a passé une grande partie de sa vie à observer les bonobos, convaincu que leur comportement nous en apprendrait beaucoup sur le nôtre. C’est ce que nous raconte Guillaume Jan. Mais pas seulement. On apprend une foule d’anecdotes sur l’ex-Zaïre, sur les primates et leur évolution… Et l’auteur nous livre aussi son propre voyage – pluies diluviennes, bateau douteux, administrations en lambeaux, sans oublier les émerveillements parfois mêlés de fatigue. Le tout, dans un texte à l’image de la brousse : éblouissant, foisonnant, étourdissant. Et surtout, passionnant !

Roman
La Transparence du temps, Leonardo Padura, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas (éditions Métailié, 2019)
Ex-flic bougon, libraire indigent, nostalgique indécrottable et scribouillard à ses heures, on est toujours ravi de recevoir des nouvelles de Mario Conde. Inventé en 1991 par l’écrivain cubain Leonardo Padura, ce personnage vieillit. Dans ce nouveau roman, il parcoure pourtant sa Havane d’un pas encore vaillant, à la recherche d’une statue miraculeuse : une Vierge noire pour le moins mystérieuse. Cette nouvelle enquête est l’occasion d’une plongée dans le monde frauduleux du marché de l’art et d’une description terriblement contemporaine de l’île aux mille inégalités. Conde déclinant n’a rien perdu de sa superbe : entouré d’une clique fidèle et de Basura II, son molosse dévoreur de hamburgers, il déjoue les faux-semblants et disserte sur la vie et l’inexorable passage du temps. On sourit, on compatit, on voyage – et peut-être même qu’on mûrit, nous aussi.

Beau-livre
Oiseaux entre garrigues et Méditerranée, Christian Philipp (Les Écologistes de l’Euzière, 2018)
On n’ose imaginer le nombre d’heures que Christian Philip a passées pour photographier 58 espèces d’oiseaux de notre région. Pour parvenir à capter un pouillot véloce en pleine chasse au moucheron, le décollage aquatique d’une foulque macroule ou un héron cendré en train de transporter une brindille presque aussi longue que lui – il faut avoir une patience d’ange ou d’amoureux. Au plaisir d’admirer des images remarquablement composées s’ajoute le régal d’apprendre une foule de détails au sujet des habitudes de ces oiseaux. Et quel ébahissement, de constater que ces petites (et grandes) merveilles à plumes peuvent s’observer tout près de chez nous !

Jeunesse
La Toute Petite Olga, textes d’Olivia Godat, illustrations de Raphaëlle Barbanègre (La Martinière Jeunesse, 2018)
La toute petite Olga vit dans une datcha à l’orée de la forêt, avec ses quatre sœurs. Ensemble, à l’abri du monde, elles chantent, dansent, rigolent et se régalent de confitures. Seulement voilà, la toute petite Olga rêverait de découvrir la ville. Nullement dissuadée par les craintes de ses aînées, elle disparaît par une nuit d’hiver goûter aux plaisirs fous de la grande cité. Escarpins dorés, folles virées (au Raspoutine Club !), gourmandises insensées, Olga va tout tester… avant de rentrer chez ses sœurs adorées. Une belle histoire très chouettement illustrée, sur le plaisir de grandir et de se faire confiance.
à partir de 4 ans