Jeunesse

Neigeline, texte de Li Lamarre, illustrations d’Odile Santi (éditions Courtes et Longues, 2018)
Vous en avez assez de la neige et du froid ? Peut-être, mais cela ne vous empêchera pas de tomber sous le charme de cette petite boule de neige avide d’aventures et d’horizons nouveaux ! Elle roule en bas de sa montagne et, les jours passant, découvre des animaux tout aussi curieux qu’elle, lagopède ou marmotte, tandis que la nature s’éveille, peu à peu, sous un soleil qui incite crocus et gentianes à parsemer la prairie de leurs couleurs éclatantes. La fin de l’histoire, vous la pressentez, mais n’ayez crainte : elle est très douce, très sereine, et peut amener les enfants à vous poser ces fabuleuses questions existentielles dont ils ont le secret. Des images magnifiques, dignes d’ouvrages naturalistes, soulignées par un texte tout simple et très juste.
À partir de 4 ans

Au lit Miyuki, Roxane Marie Galliez, illustré par Seng Soun Ratanavanh (La Martinière Jeunesse, 2017)
L’histoire ne le dit pas, mais son prénom si : c’est au Japon, pays des bentos et des maneki-neko, que Miyuki grandit. Enfin, grandir est un bien grand mot, car la petite fille n’est pas plus grande qu’un radis ! Pas plus grand qu’elle, son grand-père a toutes les peines du monde à la convaincre d’aller se coucher, dans le joli escarpin rouge qui lui sert de lit. Avec l’ingéniosité ingénue propre aux enfants, Miyuki trouve toujours une bonne raison de retarder l’heure de s’endormir. Patiemment, le grand-père accepte alors de mettre une couverture au chat, d’arroser le potager ou encore d’offrir une dernière danse au soleil, dans un petit monde très doux peuplé de mésanges et de fourmis. Motifs japonisants, couleurs éclatantes, beau papier grainé : si votre enfant en redemande, il y a toujours le premier volet de l’histoire, Attends Miyuki (2016), pour lui transmettre l’art de la patience…

 

New York Melody, Hélène Druvert (Gautier Languereau, 2017)
Du noir et blanc et du doré pour évoquer le voyage d’une petite note espiègle, bien déterminée à s’inviter dans tous les instruments de musique qu’elle croise sur son passage lors de ses vagabondages dans la Grosse Pomme. De fines découpes au laser font de cet album un très bel objet, qui plaira à tout âge.