Encore un jour de pluie

Sarah Moss

Actes Sud

  • par (Libraire)
    7 juillet 2022

    Que se passe-t-il chez les voisins?

    Les vacances et la pluie, voilà un bien mauvais mélange!
    Les occupants d'un village de vacances nous plongent dans leur intimité. On découvre leurs préoccupations, leurs questionnements et leur agacement envers les occupants de ce chalet particulièrement bruyants.
    Au fil du récit, l'ambiance se fait lourde. Quel sera le dénouement?
    Une belle découverte qui donne envie de lire les autres romans de Sarah Moss.
    Cécile


  • par (Libraire)
    3 juin 2022

    Tombe la pluie, tombe les masques...

    Écosse, plein été - et la pluie qui tombe, qui tombe sans discontinuer.
    Pas un jour de répit, pas une embellie pour les six familles d'un village vacances, isolées à l'orée du #loch - même pas celui de Nessie, non.
    🌧 La pluie, drue, tombe sur les cabanons qui ont mal vieilli, et c'est à travers les fenêtres que les résidents s'épient. Il y a là des Anglais et des Écossais, de jeunes couples, des petites familles, des ados désœuvrés, de nostalgiques retraités. Et puis ces étrangers, indifféremment qualifiés de Roumains, Bulgares, Ukrainiens ou Polonais - ceux tout au bout de l'allée, ceux qui savent s'amuser, ceux qui dérangent et dansent bruyamment à la nuit tombée... N'ont-ils aucun respect ? Qui se décidera enfin à leur dire quelque chose ?!
    🌧 Le moins qu'on puisse dire, c'est que Sarah Moss sait camper des atmosphères. Alors que la tension monte, sourde et inexorable, le quotidien se nimbe d'une ombre inquiétante. Le déluge imprègne nos doigts, entête nos pensées, pèse sur notre conscience. Ce huis clos ouvert au quatre vents et fouetté par l'ondée, c'est le portrait sans concession d'une classe moyenne étranglée. Embarqué.e dans les pensées logorrhéiques des différents protagonistes, on navigue à vue entre intime et politique - on interroge le Brexit, la charge mentale, l'égalité des genres, la parentalité, les fins de mois difficiles, la sexualité, le climat, l'angoisse d'exister. Et pendant ce temps là, dans la forêt à l'insu de tou.te.s, la Nature suit son impitoyable cours...
    🌧 D'une grande finesse psychologique, d'une impeccable maîtrise narrative, ce roman est de ceux qui nous happent, de ceux qui nous noient.
    Le moins qu'on puisse dire, c'est que Sarah Moss sait camper des atmosphères. Alors que la tension monte, sourde et inexorable, le quotidien se nimbe d'une ombre inquiétante. Le déluge imprègne nos doigts, entête nos pensées, pèse sur notre conscience. Ce huis clos ouvert au quatre vents et fouetté par l'ondée, c'est le portrait sans concession d'une classe moyenne étranglée. Embarqué dans les pensées logorrhéiques des différents protagonistes, on navigue à vue entre intime et politique - on interroge le Brexit, la charge mentale, l'égalité des genres, la parentalité, les fins de mois difficiles, la sexualité, le climat, l'angoisse d'exister. Et pendant ce temps là, dans la forêt à l'insu de tou.te.s, la Nature suit son impitoyable cours...
    D'une grande finesse psychologique, d'une impeccable maîtrise narrative, ce roman est de ceux qui nous happent, qui nous noient.