Aulus, Roman

Zoé Cosson

Gallimard

  • 22 mars 2022

    Promenades dans le village d'Aulus

    Ecriture agréable, fluide, empreinte de fraicheur mais un peu "décousus"
    A Aulus, ce petit village des Pyrénées, rien de particulier ne ressort de cette succession de portraits et descriptions...


  • 11 mars 2022

    Anecdotes rurales

    Une construction de roman un peu chaotique. Une écriture certes poétique mais pas vraiment de trame...
    De plus, une couverture (et une 4ème de couverture) qui ne reflètent absolument pas le livre : rein sur les Pyrénées, ses alpages, ses sentiers de montagne... non vous resterez dans le village d'Aulus...


  • par (Libraire)
    15 octobre 2021

    Zoé Cosson vient à Aulus chaque, passer ses vacances dans un hôtel désaffecté que son père a acheté aux enchères. Aulus, "Personne ne dit « Aulus-­les-­Bains » en entier. On dit juste "Aulus"," est un village de montagne situé au fond d’une vallée étroite, après Saint-Girons. C’est une station thermale qui date de la seconde moitié du 19ème siècle, qui a été fermé au milieu du 20e.

    Aulus est un petit village, "seules deux rues le traversent"; il compte moins de deux cents habitants. Elle vit dans cet hôtel, en visite les étages et les chambres, le quitte pour des randonnées en montagne. Dans le village, elle regarde, écoute et brosse le portrait de Jean Bacque, le boucher, de Marie et de son épicerie, de René, l’artiste et de bien d’autres Aulussiens qui "ne ressemblent pas aux gens de la ville". Elle raconte aussi la mine de tungstène aujourd’hui fermé, toujours pas vidée de son matériel et de ses stériles, qui est fermée, le procès de la centrale hydroélectrique, "de l’ours ou du procès de la centrale hydroélectrique", de son père qui aime rencontrer et faire parler les gens...
    Zoé Cosson montre la solidité de la montagne et des gens qui l’habitent, leur enracinement. Elle montre aussi que tout peut s’effondrer comme a décliné la station thermale, que l’équilibre est fragile. Le récit est précis et évocateur d’une vie non-urbaine, très respectueux des personnes pour lesquelles l’auteur éprouve une affection non feinte.
    C’est un joli texte, charmant, bien écrit qui se lit facilement et immerge son lecteur dans l’ailleurs de ce petit village, à Aulus.