Lecture franco-allemande avec Lydie Parisse

Afin de nous adapter aux contraintes liées au couvre-feu, cette lecture a été décalée au
Samedi 31 octobre, 14h30
Centre Lacordaire (6, rue des Augustins)

Dans L’Opposante de la presqu’île (éditions Domens, 2020), Lydie Parisse donne la parole à une Bretonne de 97 ans qui évoque, avec lyrisme et poésie, le temps de sa jeunesse pendant l’Occupation allemande.
L’autrice présentera son livre et en lira des extraits, avec la complicité de Luise Steidtmann, qui lira des passages en allemand de Die Gegenspielerin (éditions Noack & Block, 2020).

Soirée organisée en partenariat avec Occitanie Livre et Lecture,
dans le cadre de la Quinzaine franco-allemande en Occitanie

Entrée libre, dans la limite des places disponibles,
et dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Quelques-uns de nos coups de cœur de la rentrée littéraire 2020

Roman, République Dominicaine
Les Tentacules, Rita Indiana, 2020, éditions Rue de l’échiquier, 17€

🐙 Sûrement que son nom ne vous dit rien, mais Rita Indiana est une star sous le soleil des Caraïbes ! Chanteuse, compositrice, icône de la communauté queer, elle nous plonge avec Les Tentacules dans une fiction protéiforme qui dresse le portrait au vitriol de l’Histoire caribéenne.
🐙 Placées sous l’égide de maître Shakespeare, Les Tentacules nous propulsent d’emblée en 2027 dans une République Dominicaine transfigurée par les catastrophes climatiques, l’hyper-surveillance technologique et la misère, sous le joug bien entendu d’une dictature implacable. On suit le parcours d’Acilde, une « pédale » qui se prostitue, amassant le pactole afin de se payer une dose de Rainbow Bright, substance illicite qui permet de changer de sexe. Elle rencontrera sur son chemin une vieille sorcière prêtresse de la Santeria (religion originaire de Cuba dérivée de la religion yoruba) et une anémone mystérieuse qui feront basculer sa vie.
🐙 Pendant ce temps-là, dans les années 1990, un couple de mécènes plus ou moins véreux chapeautent l’organisation d’une action culturelle, artistique et sociale dans le but avoué de construire un laboratoire préservant ce qu’il reste de la barrière de corail. Argenis, un artiste raté (donc parfaitement cynique), fait partie du programme. Lors d’une plongée il se frotte d’un peu trop près à… une anémone (!) et va commencer à réaliser qu’il habite simultanément deux mondes : le sien, et celui du XVIIe siècle, où il fait de la contrebande avec des flibustiers pourchassés par les Espagnols. Hallucinations, sorcellerie ou voyage temporel ?
🐙 Une narration gigogne et parfaitement maîtrisée qui part à l’abordage de sujets aussi brûlants que l’identité sexuelle, les inégalités sociales, la (dé)colonisation et les enjeux environnementaux. Un patchwork survitaminé qui fait se côtoyer Abba et Goya, divinités de la Santeria et intelligence artificielle. Alors, êtes-vous prêt.e.s à tourbillonner ?

Roman, forêt
Le Sanctuaire, Laurine Roux, 2020, éditions du Sonneur, 16€

🌳 Cela ressemblerait presque à un doux roman de retour à la nature : il y a Papa, Maman et leurs deux filles, installés dans une cabane au fin fond d’une forêt grandiose. Sauf qu’il n’y a plus personne alentour. Sauf qu’il faut survivre de la chasse, de la cueillette, et des rapines du père dans les ruines du monde d’avant. Sauf qu’il faut tuer le moindre oiseau pour éviter d’attraper la terrible maladie qu’ils véhiculent et qui a causé la perte du reste de l’humanité.
🌳 Gemma, la narratrice, est née dans cet environnement sauvage, dont l’hostilité lui est familière. Quoique son père ait fait d’elle une chasseuse hors pair, parfaitement adaptée à la forêt, il ne peut l’empêcher de rêver à ce monde d’avant que la mère évoque dans des monologues au goût de miel et de nostalgie. Entrer dans l’adolescence, pour les deux sœurs, c’est – malgré elles, malgré leur père – aspirer à outrepasser les limites de ce sanctuaire préservé. C’est aller au-devant de dangers, de falaises, d’intrus ; autant d’éléments inconnus qui, s’ils ne leur coûtent pas la vie, les feront grandir et changer à jamais.
🌳 Roman plein d’une grâce mélancolique, parfois ténébreuse, Le Sanctuaire est une de ces pépites que vous lisez d’une traite, tiraillé.e entre l’urgence d’avaler ce délice et la retenue nécessaire à en savourer chaque phrase. Car l’écriture de Laurine Roux est une pure merveille, parsemée de trouvailles poétiques comme autant d’envolées d’oiseaux et de colliers de rosée.

Roman, montagne
La Géante, Laurence Vilaine, 2020, éditions Zulma, 17,50€

La Géante n’a pas besoin de mots. La Géante est humble, sans fioriture, sans mièvrerie et le risque d’une critique serait de plomber ce roman fulgurant de formules trop lourdes à endosser.
🧡 Car si La Géante ne raconte pas grand-chose, une intense poésie s’exhale de ses pages. Une poésie simple et juste, qui nous attache aux pas d’une femme, rythmés, à flanc de montagne.
🧡 Car de femme il est question. De femmes et de montagne. Deux femmes, un homme et l’ombre imposante de la montagne pour être précis. Lui a choisi de vivre sa maladie isolé dans ce village. L’une l’accueille, taiseuse, et garde pour elle le courrier qu’il n’ouvre pas. L’autre sillonne le monde et l’attend, le cherche au détour des rues, le débusque dans ses rêves. Elle l’aime et lui écrit.
🧡 Car La Géante nous dit l’amour. L’amour et le soleil, dont les éclats aveuglent. L’amour et la lâcheté, tout ce qui fait la vie en somme. L’amour et la nature, la montagne surtout. Ces montagnes imposantes, écrasantes parfois ; celles qu’on ne quitte jamais ; celles qu’on se construit aussi, infranchissables à soi-même.
Un mot de plus serait de trop : offrez-vous une balade en fond de vallée, rencontrez La Géante.

Roman, Nouvelle-Zélande
Le Patriarche, Witi Ihimaera, 2020, éditions Au vent des îles, 21€

🐑 Cap aux antipodes ! Les éditions tahitiennes Au vent des îles nous offrent l’immense et indicible bonheur de traduire en français l’écrivain maori Witi Ihimaera. Après Faux-semblant, court roman intimiste mettant en scène une chamane maorie aux prises avec la société pakeha (blanche), voici donc Le Patriarche, splendide saga familiale au rythme endiablé.
🐑 Nous sommes dans la Nouvelle-Zélande des années 1950, au sein d’une famille maorie chrétienne qui a fait fortune dans le business de la tonte des moutons. Le narrateur, un jeune ado, peine à trouver sa place parmi ses neuf frères et sœurs, d’autant qu’il est… le mouton noir aux yeux de son tyrannique grand-père. Loin des cartes postales, on suit dans ce roman le quotidien mouvementé de cette pétulante famille qui se confesse aussi bien à la messe que face à leur aïeul aux sentences indiscutables. Ce patriarche régente les siens avec une poigne digne d’un mafioso sicilien, faisant régner la terreur jusque dans la famille rivale. C’en est trop pour la jeune génération, qui aspire à danser le rock’n’oll, flirter dans les salles de cinéma et sortir en ville faire du shopping. Mais comment se rebeller face à une telle personnalité ?
🐑 Entre coups de gueule et secrets de famille, concours de danse et compétition de tonte, Le Patriarche vous procure une intense évasion, un très savoureux moment de lecture sur un rythme endiablé !

Rencontre spéléologie « Un voyage de l’intérieur »

Les Amis de La Géosphère vous invitent !

Jeudi 15 octobre, 20h au Gazette Café

Philippe Crochet a commencé à pratiquer la spéléologie à l’âge de 16 ans. Déjà très intéressé par la photographie, il a aussitôt eu comme objectif de ramener des images du monde souterrain afin de faire connaître les beautés de ce milieu si particulier et méconnu. Dès le début, son épouse, Annie Guiraud, a pleinement adhéré à sa passion pour la spéléologie. Philippe est toujours derrière l’appareil tandis qu’Annie joue à la fois le rôle de modèle et d’assistante. Au cours de la dernière décennie, ils ont voyagé ans le monde entier, invités par des spéléologues désireux de leur faire connaître les plus belles cavités de leur pays.

Ce sont ces expériences vécues dans différents pays (Iran, Brésil, Laos, Bornéo, Nouvelle-Zélande, USA, Japon…) que Philippe et Annie vous proposent de partager, sur grand écran !

Entrée libre, dans la limite des places disponibles, et dans le respect des mesures sanitaires en vigueur.

Retrouvez La Géosphère au festival What a Trip !

Festival de film d’aventure, le What a Trip organise ce week-end sa 3e édition,
avec douze films en compétition
et un village du festival qui ouvrira ses portes
ce vendredi 25 septembre dès 10h.

Retrouvez la librairie La Géosphère sur l’Esplanade Charles de Gaulle, sur le stand partagé avec Sauramps ! Vous y découvrirez une belle sélection de livres et une chouette brochette d’auteurs en dédicace :

  • Clémence Polge & Thomas Corbet, auteurs de Drive Your Adventure Norvège et Portugal (éditions Apogée), deux guides aussi beaux que pratiques pour voyager en van.
  • Sébastien Porte, auteur du Dernier Avion (éditions Tana), essai passionnant et très agréable à lire sur l’impact environnemental du trafic aérien. Retrouvez également cet auteur à la librairie (20 rue Jacques Coeur) le samedi 26 septembre à 19h30, pour une conférence-débat autour de son livre (entrée libre, dans la limite des places disponibles)
  • Maxime Brousse, auteur des Nouveaux Nomades (éditions Arkhê), enquête fascinante sur les « vanlifers », « digital nomads » et autres « tinistes ». Retrouvez également cet auteur à la librairie (20 rue Jacques Coeur) le dimanche 27 septembre à 11h, pour une conférence-débat autour de son livre (entrée libre, dans la limite des places disponibles)

Rencontre avec Colin Niel

Samedi 19 septembre,
19h30 au Centre culturel Lacordaire

6, rue des Augustins
(poussez la porte rouge et montez au 1er étage !)

On connaissait, entre autres, ses formidables polars guyanais. Pour cette rentrée littéraire, Colin Niel nous présentera Entre fauves, paru début septembre aux éditions du Rouergue.

C’est un roman noir (très noir) mené tambour battant entre les Pyrénées et la Namibie, sur les traces des ours et des lions qui fascinent tout autant qu’ils effraient. Avec une écriture remarquable, Colin Niel construit une intrigue millimétrée et impitoyable, dans laquelle on ne sait plus qui est proie ou chasseur.
Immense coup de cœur !

Cette rencontre est gratuite, mais la réservation est nécessaire
car le nombre de places est limité.
Port du masque obligatoire pendant la rencontre.

Réservations par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29)

Retrouvez tout l’agenda de septembre
à La Géosphère en suivant ce lien >>

Rencontre avec Marine Veith

Vendredi 11 septembre,
19h30 à la librairie

Journaliste de formation, enseignante de métier, Marine Veith a publié en juin son premier roman aux éditions Sarbacane. Ceux qui traversent la mer reviennent toujours à pied raconte la cavale que Julien, 25 ans, entreprend un peu malgré lui sur le voilier qu’il partage avec Bardu, vieux loup de mer spécialisé dans le transport de cannabis. Le jour où Exaucée, réfugiée congolaise, fait irruption dans leur existence, les choses déraillent… et ce n’est peut-être pas plus mal !

Une histoire savoureuse, pleine d’énergie, riche en rebondissements !

Rencontre gratuite, réservation nécessaire
par mail (librairiegeosphere@gmail.com)
ou par téléphone (04 99 06 86 29)

Retrouvez tout l’agenda de septembre
à La Géosphère en suivant ce lien >>

Des livres qu’on a aimés !

Roman – Suède
Le Livre d’un été, Tove Jansson, (magnifiquement) traduit du suédois par Jeanne Gauffin, 18€, La Peuplade, 2019
Respirez ! Vous êtes sur une minuscule île de Suède, où une grand-mère et sa petite-fille regardent passer les vagues, les nuages et le temps… C’est frais et bourré de tendresse, ce qui ne vous empêchera pas de vous laisser surprendre par l’espièglerie de ce singulier duo. Car la grand-mère, anti-conformiste jusqu’au bout des orteils, se fait un point d’honneur à transmettre son goût de l’inattendu et des idées farfelues à la jeune Sophie. Les longues journées d’été sont le théâtre d’occupations minimalistes (observer une plume de canard sur le sable mouillé) ou grandioses (reconstituer dans un marais, à l’aide de bouts de bois, la même Venise que celle de la carte postale reçue le matin même). Elles dissertent sur la texture de la mer, écrivent des traités à propos de la division des vers de terre, découvrent des grottes, entrent par effraction sur une île privatisée par un riche homme d’affaires. Chaque chapitre pourrait presque se lire comme une nouvelle indépendante. Pour autant, l’évolution de la petite Sophie, qui grandit et mûrit, tisse un fil conducteur entre toutes ces scènes d’un été suspendu entre vagues et vent.
Voilà pour votre été un livre vivifiant, souriant, décalé et plein de finesse, signé Tove Jansson, grande dame de la littérature suédoise, qui a drôlement bien fait de ne pas écrire que des histoires de Moumines !

Jeunesse – Voyage loufoque
Le Gravillon de pavillon qui voulait voir la mer, Claire Schvartz, 14€, Les Fourmis Rouges, 2017. À partir de 5 ans
Imaginez : vous êtes un gravillon, vous vivez dans la cour d’un petit pavillon avec vos 18300 frères et sœurs. Imaginez encore : la voiture qui vous roule dessus, les poubelles qui jutent, les talons qui écrasent… Voici la vie (et ses nombreux désagréments) de Dany, jeune gravillon du pavillon 43, rue Alexandre Dumas. Un quotidien des plus mornes, jusqu’au jour où Launay, un gros galet bien lisse, bien plat, vient enrichir la collection minérale.
Déposé nonchalamment sur le rebord du jardinet, Launey raconte avec mélancolie ses souvenirs de bord de mer. Ni une, ni deux : Dany se décide, lui aussi, il ira voir la mer ! N’en déplaise à la vieille brique toute coincée et médisante qui lui rappelle qu’on ne va pas bien loin sans pied… Aidé de Serge le bousier, un grand, périlleux et rocambolesque voyage commence. Objectif : rejoindre la tribu des galets !
Une petite pépite de drôlerie, qui fera rire et sourire les petits et les grands. C’est absurde et coloré, l’album fourmille de détails et regorge de tendresse. Une vraie ode au voyage et à la liberté, qui fait la part (très) belle à tous ces petits êtres les plus insignifiants… Un RÉGAL !

BD / Carnet de voyage – Voyage au long cours
Les Voyages d’Ibn Battûta, scénario de Lotfi Akalay, illustrations de Joël Alessandra, 29,90€, Dupuis, 2020
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Tangérois Ibn Battûta avait la bougeotte ! Lui qui voulait en premier lieu entreprendre son pèlerinage à La Mecque, il parcourra finalement une quarantaine de pays entre 1325 et 1353. Partout où l’Islam est implanté, en fait : du Maroc à la Chine, en passant par la péninsule arabique et Ceylan, ce qui ne l’empêche pas d’oser des incursions pleines de curiosité jusqu’en Afrique noire. Déserts, neiges, steppes, montagnes, mers déchaînées… Rien ne l’arrêtera dans son souhait avide de fouler de nouvelles terres.
Qui, mieux que le tandem constitué par l’écrivain tangérois Lotfi Akalay et le dessinateur-voyageur Joel Alessandra, pouvait donner vie en BD à cette figure fascinante ? En un épais volume (248 pages !), ils imaginent comment cet explorateur hors normes aurait, le temps d’un après-midi, relaté ses aventures au sultan Abu Inân. Le procédé s’avère aussi réaliste qu’efficace : comme nous le ferions en rentrant d’un si long voyage, Ibn Battûta se contente d’esquisser certaines étapes, tandis que d’autres prennent plus d’ampleur dans son récit, notamment ses (nombreuses !) conquêtes féminines et les anecdotes peu vraisemblables (donc croustillantes !) qu’il a entendues en chemin.
Résultat ? Un one-shot épatant ! Très agréable à lire, l’histoire est doublée d’une superbe galerie de portraits et paysages qui ravira les amateurs de carnets de voyage. Car les aquarelles et crayonnés de Joël Alessandra sont magnifiques – comme toujours.

Livres coups de ❤ pour les plus jeunes

Album dès 3 ans
À propos de la vie, Christian Borstlap, 2020, Casterman Jeunesse, 15,95€
La vie, c’est quoi ? Vaste question ! Mais pas besoin d’interroger un philosophe ou un biologiste. Christian Borstlap donne des réponses percutantes et tout en légèreté, accessibles aux plus jeunes. Avec de gros bonshommes et de chouettes bidules à pattes ! Et une conclusion qui s’impose : dans la vie, on n’est rien sans les autres. Ça fait du bien de l’entendre et de le répéter, par les temps qui courent…
Et pour l’anecdote pas si anecdotique que ça : pour ce bel album imprimé en Pologne, 50 arbres ont été replantés avec Reforest’Action pour compenser l’impact carbone lié à sa fabrication !

Roman 9-11 ans, Grand Nord
Magnus, tome 1 : Une histoire pour tuer le temps, Laurent Peyronnet, éditions Dadoclem, 9€ au format poche (2019), 13€ au format illustré par Godo (2012)
Collégien norvégien, Magnus est pris dans une terrible tempête de neige alors qu’il rentre chez lui à pied. La lumière qu’il aperçoit enfin dans la tourmente ne l’enchante guère : c’est la cabane d’un vieil ermite que ses copains et lui redoutent. Tant de rumeurs inquiétantes courent à son sujet !… Pas le choix, pourtant, il doit s’abriter. La rencontre s’avère plus agréable que prévu, mais très étrange malgré tout. Le vieux lui ouvre les portes d’une bibliothèque magique où il découvre, grandeur nature, des pans entiers de l’histoire et de la mythologie nordiques.
Un roman jeunesse rafraîchissant comme un bonbon à la menthe, délicieux jusqu’à la pirouette finale – pour les enfants qui veulent en savoir plus sur Odin, les Vikings et les éleveurs de rennes. Et pour ceux qui en redemanderaient (les bonbons, ça a toujours un goût de reviens-y), les tomes 2 et 3 les attendent de pied ferme !

Roman 10-12 ans, États-Unis
L’incroyable voyage de Coyote Sunrise, Dan Gemeinhart, traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Nabokov, 18,90€, Pocket Jeunesse, 2020
C’est l’histoire de Coyote Sunrise, bientôt 13 ans, qui sillonne les États-Unis avec Rodeo, son hippie de père, à bord d’un vieux bus scolaire jaune aménagé en maison roulante. Ils vadrouillent ainsi depuis cinq ans, un peu sans but, accueillant des auto-stoppeurs au gré de leurs rencontres. Assez vite, on comprend que le papa fuit le souvenir douloureux de son épouse et ses deux autres filles, tuées dans un accident de voiture.
🚌 Ces vagabondages pourraient durer indéfiniment si Coyote n’apprenait pas un jour l’impensable : le parc plein de verdure de son enfance va être transformé en parking tout bétonné. Et c’est précisément dans ce parc que sa mère, ses sœurs et elle, juste avant l’accident, ont enterré une boîte à trésors pleine de mots doux, de dessins et de menus objets qu’elles étaient censées exhumer dix ans plus tard. On est samedi, les travaux commencent mercredi – et, bien évidemment, Coyote et son père sont à l’autre bout des États-Unis ! Une course contre la montre s’engage, d’autant plus palpitante que Coyote doit trouver un prétexte à peu près crédible pour convaincre son père de rouler dans cette direction, sans lui révéler ses intentions réelles, faute de quoi il risque de refuser catégoriquement.
🚌 Marquée par des péripéties rocambolesques, des amitiés qui se nouent pour le meilleur et le meilleur, l’adoption d’un chaton nommé Ivan et même d’une chèvre, sans oublier une course-poursuite effrénée avec la police, cette histoire est un pur bonheur ! La jeune Coyote est incroyablement attachante, drôle et sacrément attentionnée. Et son histoire fait rire (aux éclats) et pleurer (à chaudes larmes). Sans exagérer ! Ou alors, c’est peut-être parce qu’en la lisant, j’ai retrouvé puissance dix les émotions de mes 12 ans ?

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